"Le fond de l'air est frais" (Fred, 1931-2013)
 

 

 

 

 

 

 



 


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LES BILLETS DEPUIS 2008

On lira ici mon petit billet sur Elizabeth II

"Her Majesty is a pretty nice girl But she doesn't have a lot to say", The Beatles (1969)

 

LA DISPARITION PROGRAMMEE DU "TIMBRE ROUGE"

LA FIN DU TIMBRE-POSTE ?

1. Une décision essentiellement comptable

En janvier 2023, exit le "timbre rouge", qui permet d'envoyer (au coût actuel de 1,43 euros) du courrier J+1 depuis la fin des années 1960. Avec une garantie de régularité qui a permis à la Poste de rester - dans l'esprit des usagers - un véritable service public, en dépit des évolutions libérales et des fragmentations du service postal (ainsi phil@poste). Les raisons invoquées renvoient à un discours qui mêle exigences de modernisation, numérisation, empreinte carbone et désirs supposés des clients. En d'autres termes, le timbre rouge ne serait pas assez écoresponsable, mais dans les faits il n'apparaît plus assez rentable (une baisse de volume considérable depuis 10 ans, en raison de la concurrence des outils numériques du type mail et sms, mais aussi des étiquettes distribuées dans les machines automatiques et des divers modes d'affranchissement en ligne). En réalité, cette baisse de rentabilité résulte d'une politique volontariste de raréfaction de l'offre en timbre rouge dans les bureaux de tabac et de poste, au profit du seul timbre vert, dont les prix sont restés relativement stables. Sans parler des "beaux timbres", quasi introuvables en dehors des abonnements et du site d'achat de La Poste, destinés essentiellement aux collectionneurs (et les "beaux timbres" à 1,43 euros ne sont pas légion).

Cela ne signe pas en théorie la fin du timbre-poste (j'y reviendrai un peu plus loin) puisque le fameux "timbre vert" à 1,16 euros est maintenu, avec un délai moyen de 3 jours ouvrables, et les timbres dits de collection ont toujours une capacité d'affranchissement. Dans le discours de l'entreprise La Poste, les divers arguments invoqués font l'objet d'un contre-feu syndical quasi inaudible : la "modernisation" exclut de fait une partie de la population, qui a besoin d'envoyer du courrier urgent sans passer par des canaux numériques ; la "numérisation" ou "e-lettre" qui remplace le timbre physique apparaît totalement incompréhensible au profane (une impression de plusieurs feuillets sur le site Internet, un code numérique etc.) et allonge de surcroit le délai à…deux jours ouvrés pour un gain de 5 centimes (!) ; l'écoresponsabilité du processus pose aussi problème dans la mesure où la Poste est loin d'être une bonne élève en la matière. En effet, depuis une dizaine d'années, le transport du courrier par train a été remplacé par le camion, un transport beaucoup plus propre, bien entendu, que les mythiques "ambulants" ferroviaires qui existent depuis le 19ème siècle. Sur le plan social également, personne ne doute que ce genre de réforme aura forcément un impact sur l'emploi. Les lettres J+1 nécessitent une prise en charge logistique, en particulier de nuit, pour assurer la fluidité du trafic, et donc du personnel. Quant aux besoins des clients, la Poste affirme sans problème que "les attentes ont changé" et qu'"il y a moins de besoins de rapidité" (dixit Philippe Dorge, responsable du service courrier-colis). Pourquoi pas ? Mais on se demande bien pourquoi le public utilise tant les réseaux sociaux et le courrier électronique pour communiquer et pourquoi ce même public plébiscite le service Prime d'Amazon (eux, c'est la livraison des colis en un jour garanti !).

Un certain nombre de parlementaires et élus ont toutefois manifesté leur mécontentement. Ainsi Geoffroy Carvalhinho, conseiller LR d'Ile de France dans une tribune du JDD du 31/7. Dans le quotidien Le Figaro du 28/7, le journal donne longuement la parole au chercheur Cyrille Dalmont. Ce dernier n'y va pas par quatre chemins dans la dénonciation de cette mesure qui selon lui "obéit à une logique purement financière"; il pointe un abandon de l'État, comparable à ce qui s'est passé avec l'application (privée) Doctolib pendant la campagne de vaccination au Covid. On attend une mobilisation un peu plus conséquente, notamment à gauche, mais elle tarde à se matérialiser en dehors du discours syndical maison (SUD, CGT). Le timbre-poste serait-il un objet de droite car associé à un certain conservatisme et à une génération de "seniors" rétive aux numérique ? Il est pourtant bien question ici de "service public" et de "fracture numérique", deux notions de plus en plus antithétiques et qui ne concernent pas que les personnes âgées. De fait, le timbre rouge demeure quasiment un symbole, celui de l'accès universel à un service de correspondance rapide, qui privilégie l'écrit et le transport matériel, sans parler de la symbolique qu'il porte depuis des décennies, celle de la République, rien de moins. Comme le rappelle Carvalhinho, "la modernité ne doit jamais aller au détriment des usagers". Jolie maxime qu'il faudrait aussi appliquer pour les zones blanches des télécoms, l'Internet à bas débit, les lignes de train locales et régionales, le péage des autoroutes etc. etc. On se demande bien pourquoi le pays a connu l'explosion sociale des "gilets jaunes"...Était-ce juste un mouvement d'humeur face au prix des carburants ?

2. L'histoire du rouge

L'historien Michel Pastoureau a écrit en 2019 une très belle Histoire du rouge ("Rouge, Histoire d'une couleur"). Il ne s'est pas du tout intéressé au timbre-poste (décidément...), mais son étude permet de faire le lien avec la philatélie. En effet, à la fin du 18ème siècle, le "rouge politique" est associé à la Révolution française puis à la République, avec le bonnet phrygien des patriotes sans-culotte, ainsi que le drapeau rouge (c'est la couleur du sang des martyrs du 17 juillet 1791). Au milieu du 19ème siècle, et en particulier en 1830, en 1832 et en 1848, le rouge devient une couleur politique, qui symbolise la révolte du peuple, un emblème dressé aussi sur les barricades. En 1848, justement, Lamartine parvient à convaincre le peuple en armes que le drapeau tricolore est préférable au drapeau rouge pour symboliser la République naissante :

"Si vous m’enlevez le drapeau tricolore […] vous m’enlèverez la moitié de la force extérieure de la France ! Car l’Europe ne connaît que le drapeau de ses défaites et de nos victoires dans le drapeau de la République et de l’Empire. En voyant le drapeau rouge, elle ne croira voir que le drapeau d’un parti ! C’est le drapeau de la France, c’est le drapeau de nos armées victorieuses ; c’est le drapeau de nos triomphes qu’il faut relever devant l’Europe. La France et le drapeau tricolore, c’est une même pensée, un même prestige, une même terreur, au besoin, pour nos ennemis ! Songez combien de sang il vous faudrait pour faire la renommée d’un autre drapeau ! Citoyens pour ma part, le drapeau rouge, je ne l’adopterai jamais, et je vais vous dire pourquoi je m’y oppose de toute la force de mon patriotisme : c’est que le drapeau tricolore a fait le tour du monde avec la République et l’Empire, avec vos libertés et vos gloires, et que le drapeau rouge n’a fait que le tour du Champ de Mars, traîné dans le sang du peuple."

Le rouge devient la couleur du peuple, mais plus largement des révoltes et des révolutions, associé ensuite au socialisme puis au communisme et cela dans toute l'Europe et le monde entier. Mais cette couleur est aussi emblématique de la croix rouge (née en 1863), des soldats du feu (ou pompiers), du Père-noël et de son manteau, de la fête parisienne échevelée d'avant 1914 (le Moulin-Rouge) et elle n'est donc pas seulement associée à la Révolution politiqye et sociale. À partir de ces références, est-il possible de faire une brève histoire de la couleur rouge en philatélie. En 1848, la réforme postale introduit le timbre-poste, dont les premiers exemplaires sont émis en janvier 1849. Le premier "timbre rouge" est un véritable mythe en philatélie, c'est le célèbre Cérès 1 Franc vermillon émis le 2 janvier 1849 au début de la Seconde République, conjointement au 20 cts noir. Le vermillon n'a pas été choisi en fonction de considérations politiques mais techniques, relatives à l'encrage des vignettes de papier. Les usagers (pas encore « clients ») doivent pouvoir différencier les valeurs selon les différentes couleurs. Le noir va ainsi être remplacé par le bleu, qui permet de mieux lire les oblitérations apposées sur le timbre pour l'annuler. Quant au vermillon, ses jours sont comptés, ce qui en fait sa rareté (cote neuf 120 000 euros!!!). À la fin de l'année 1849, une circulaire officielle prévoit en effet le changement de la couleur vermillon pour une couleur carminée, afin de ne pas confondre le timbre à 1F avec celui (d'un orange qui fait penser au vermillon) à 40 centimes. Quoiqu'il en soit, le 1F rouge est une grosse valeur - c'est une belle somme en 1849 - et il reste destiné à des envois particulièrement lourds ou pour des destinations lointaines.

Circulaire de 1849 modifiant la teinte rouge du timbre à 1F

La couleur rouge n'est pas encore réservée au timbre courant à 20 centimes ou 25 centimes (selon les périodes), lequel bénéficie de la couleur noire puis bleue en 1850. À partir de cette date, le "timbre bleu" est celui des envois rapides de moins de 20 grammes pour toute la France métropolitaine, la Corse et l'Algérie et il circule à des milliards d'exemplaires sous le Second Empire. Le timbre rouge est alors réservé aux grosses valeurs d'affranchissement (80 cts, 1F) jusqu'en 1870 puis il disparaît pratiquement de l'offre postale. Jusqu'au début du 20ème siècle, c'est le vert et le bleu qui deviennent les couleurs dominantes des timbres courants, tandis que le rose ou l'orange sont en général préférés au rouge en ce qui concerne les autres valeurs. Afin de se conformer aux standards de l'Union Postale Universelle, les couleurs évoluent au 20ème siècle, suivant aussi l'inflation (et parfois la déflation) de l'entre-deux-guerres. C'est le grand retour du rouge au début de ce 20ème siècle, ainsi le 10 centimes rouge (du type Mouchon), le 15 centimes vermillon (du type Mouchon) et surtout en 1906 le 10 centimes rouge vif (voire écarlate!) du type Semeuse, lettre simple du tarif intérieur. C'est donc le premier vrai "timbre rouge", au sens moderne du terme, qui est aussi une assez belle incarnation de la République, présente aussi sur les monnaies. Par la suite, les timbres sont de plus en plus polychromes mais le rouge demeure avec le vert une couleur de référence. Dans la série des Pasteur (1923-26), le 45 centimes est rouge (pour un double port intérieur), une Semeuse rouge à 1f 05 est imprimée en 1925 pour les envois en recommandé. En 1926, les Semeuses rouge-orange à 40 centimes puis à 50 centimes correspondent à nouveau au tarif intérieur rapide, donc au timbre le plus courant. En 1927, un timbre rouge à l'effigie de Marcelin Berthelot sert à envoyer des cartes-postale pour l'étranger. On retrouve ensuite le rouge sur nombre séries courantes, les types Paix (50 centimes, 90 centimes), Mercure (15 centimes vermillon, 30 centimes), Iris (1F 25 puis 1F), Cérès (2F). Sous l'occupation et le régime de Vichy, le timbre rouge à 1 Franc figurant le maréchal Pétain est probablement le plus répandu pendant toute la période 1940-42. A la Libération les nombreuses séries font la part belle à la couleur rouge, mais pas nécessairement pour être destinées au timbre le plus courant.

Quelques timbres de couleur rouge des années 1900-1950

À quel moment de l'histoire philatélique le timbre rouge se stabilise-t-il comme valeur de référence pour les envois les plus courants à l'intérieur du territoire ? En 1946/48, la couleur est rose, puis bleue et rose-rouge et enfin lilas! Le rouge revient en force en 1949 avec la Marianne dite de Gandon à 15 F mais on repasse au bleu en 1951 puis au carmin ou rose carminé en 1954/55. Le bleu reprend provisoirement l'avantage en 1957 et cela jusqu'en 1959 (le 25 F rouge, avec la Marianne dite de Müller). C'est le dernier timbre rouge en ANCIENS FRANCS, puisqu'à partir du 1er janvier 1960, le NOUVEAU FRANC correspond à 100 ANCIENS FRANCS, un changement qui mettra beaucoup de temps à s'inscrire dans le quotidien des Français (on parle et on compte longtemps en AF).

À partir de 1960, le rouge reste une couleur dominante mais pas hégémonique, associée au gris pour la Marianne de Decaris (1960), au bleu pour celle dessinée par Cocteau (1961), au vert et au bistre pour le Coq de Decaris (1965). À partir de 1967/68 et la Marianne dite de Cheffer, les couleurs des timbres courants vont tendre à se normaliser. Le rouge (avec des nuances) devient la couleur quasi attitrée de ce que l'on appelle en matière postale le tarif LSI (lettre simple intérieure), tandis que le vert est celle du tarif LSINU (idem mais non urgent). En fonction des nombreux changements de tarifs et aussi de la volonté du pouvoir politique, Marianne change de figure et de cadre mais pas vraiment - jusqu'à nos jours en tout cas - de couleur associée aux principaux tarifs. Pour la première fois en 1976, le timbre courant passe à 1 Franc (il était à 25 cts en 1961), une inflation qui ne va pas cesser jusqu'à la fin du 20ème siècle : 1F60 en 1981, 2F20 en 1985, 3F en 1997. Deux changements importants concernent notamment le timbre rouge : en 1993, il est désormais "sans valeur" (sans chiffre) imprimée sur le timbre, ce qui lui donne une validité permanente. En conséquence, il est possible en 2022 d'affranchir une lettre avec un timbre rouge "sans valeur" des années 1990. De plus, ce timbre est aussi disponible (dès 1990) sous la forme de vignettes, non plus gommées mais autoadhésives et non dentelées, issues de carnets. C'est une révolution, après un siècle (ou presque) de gommage exclusif des timbres-poste (avec la langue.ou tout autre moyen). Enfin, si l'euro vient se substituer au franc dans les années 2000, la réforme monétaire européenne impacte moins le visuel du timbre rouge, puisqu'il demeure en général à validité permanente et donc sans valeur affichée. En 2008, une série de douze timbres émise en carnets reprend les visages de la Vème République depuis 1958, majoritairement des Marianne, avec une forte dominante rouge de l'ensemble (pour information, le timbre rouge destiné aux lettres prioritaires est passé en 2008 à 0,55 euros, soit 3F61 et il franchira la barre symbolique de l'euro en 2019, soit 6F89, pour s'envoler ces derniers temps à 1,43 euros, soit 9,38 F). Le timbre rouge a donc vu son prix multiplié par (presque) 10 en un peu plus de 45 ans, de 1976 à 2022. Pour faire une comparaison utile, la baguette de pain coûtait 1 Franc en 1976, comme le timbre rouge et aujourd'hui elle n'est pas loin de l'euro, en net retard donc sur le timbre-poste. On peut penser que cette augmentation très récente du timbre rouge a été programmée pour mieux justifier son abandon.

La Marianne de Béquet des années 1970, un timbre utilitaire pour un service public rapide et efficace.

3. La fin du timbre-poste ?

La question se pose, en effet. En ce qui concerne le timbre-poste UTILE, à savoir la vignette fiscale de papier teinté, portant les symboles de la République (Marianne, en général), destinée à l'affranchissement du courrier rapide ou lent, ses jours sont probablement comptés. Les étiquettes des distributeurs automatiques, l'e-timbre dématérialisé, le timbre préimprimé, le timbre personnalisé (etc.) vont probablement le remplacer à terme. Quant aux colis, aux recommandés, aux plis suivis, il est de plus en plus rare de recevoir ces objets "timbrés" de façon classique. De plus, les "petites valeurs" d'appoint (5 cts 10cts) vont disparaître en raison de coûts de fabrication trop élevés.

Malgré tout, la vente des carnets de "timbres verts" semble encore promise à un certain avenir, d'autant que le pouvoir politique n'a pas intérêt à laisser dans l'oubli la Marianne qui les illustre (c'est une prérogative présidentielle depuis de Gaulle). Qu'en est-il enfin de la collection des timbres de France? Paradoxalement, alors que l'offre de timbres courants se raréfie, la Poste a mené une politique contradictoire (mais qui a sa logique) à destination des collectionneurs, occasionnels ou réguliers. La plupart des timbres de collection (pas tous, certes), ont disparu de la vente dans les bureaux de Poste et s'achètent désormais "en ligne" sur le site de la Poste. La très grande majorité de ces timbres finit dans des albums et une petite minorié sur le courrier (les oblitérés sont donc bien plus rares que les neufs mais...ils « cotent » moins cher!). L'offre de timbres de collection a par ailleurs explosé et le budget annuel de tous les produits philatéliques n'est plus adapté à toutes les bourses, comme c'était le cas il y a un demi-siècle, voire trente ans. Pour information, l'année (presque) complète 2021 est vendue 349 euros sur le site du marchand Yvert et Tellier, sans compter toute une série de produits annexes. L'Echo de la Philatélie (l'un des magazines du groupe Yvert) reste optimiste dans son édition de septembre 2022, parlant sous la plume de Sophie Bastide-Bernardin "d'une nouvelle philatélie [qui] se dessine, plus complexe que par le passé, mais probablement plus passionnante encore". On peut légitimement en douter au vu des évolutions actuelles.

À dire vrai, les collectionneurs sont depuis longtemps des vaches à lait (rouge) pour la Poste. En 1925 est ainsi émis un timbre rouge carmin du type "Paix et commerce" (une ancienne série datant de la Belle Époque), inclus dans un grand bloc-feuillet de quatre timbres, à l'occasion de l'Exposition internationale de Paris. Les amateurs ont dû débourser à l'époque 25 Francs pour une faciale de 20F + l'entrée de l'exposition, soit dix fois le prix d'un timbre courant. Leur porte-monnaie sera ensuite très souvent mis à contribution de cette façon, la palme revenant probablement aux plusieurs timbres à 50F émis par la Poste aérienne à la fin des années 1930, plus destinés à des collectionneurs ayant les moyens qu'aux lettres voyageant au bout du monde. Et à partir des années 1980, les programmes philatéliques vont subir une nette poussée inflationniste : 42 timbres en 1970, 53 en 1989 (sans les blocs, carnets et autres produits dérivés), 72 en 2001, 96 en 2012...la plupart de ces vignettes n'étant jamais mises en circulation sur du courrier.

Le bloc de 1925 (coût 25F), destiné aux collectionneurs visitant l'expolsition philatélique de Paris..

On peut se demander si les collectionneurs des années 2020 vont pouvoir suivre longtemps le mouvement, entre vieillissement des clients, inflation et baisse du pouvoir d'achat. L'idée de faire "un bon investissement" pour l'avenir est de plus totalement fausse, puisqu'après 1938 environ, les timbres-poste ne valent en réalité pas grand-chose, sinon rien. Les phénomènes spéculatifs récents sur certains produits sont en général liés à des événements où la Poste créée de toute pièce une spéculation en mettant en vente peu d'exemplaires en peu de temps. Quitte à procéder ensuite à des réimpressions, et en règle générale, il est rare que les cotes demeurent hautes plus de quelques années, faute d'une demande sur le long terme de ces produits. Reste bien sûr la "passion" pour les timbres-poste, qui ne se fonde pas sur des critères spéculatifs, mais sur la pratique d'un loisir qui dure toute une vie et qui (en théorie, du moins) se transmet. Or, les Fédérations qui encadrent en France le loisir philatélique savent bien que depuis vingt ou trente ans, les effectifs des clubs s'effondrent et que les jeunes ont largement déserté ceux-ci.

De toute évidence, préserver le timbre rouge c'est aussi préserver la philatélie (classique) d'une mort programmée.

 

 

Parution du livre "LES POSTES ET LA COMMUNE DE PARIS" (2022)

 

 

 

 


A la 6ème vague, La covid19 n'a pas (encore) dit son dernier mot même si les masques tombent...On pourra donc (re)lire mon billet consacré aux grandes pandémies du XXème siècle (grippe espagnole, grippe de Hong-Kong).


Et toujours en ligne sur mai 68...

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