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de BERTRAND LEMONNIER

 

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Berlemon.net a publié ces derniers mois quelques billets d'histoire autour de la présidentielle 2017 :

Le clivage droite gauche obsolète ?

"Mes présidents" : petit essai d'egohistoire (1959-2017)

La philatélie présidentielle

Les élections de décembre 1848

C'est l'histoire d'un mec Coluche président


PHOTOGRAPHIES

 

Huiles sur toile (1994-2017)

 

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LES BILLETS DEPUIS 2008

 

OCTOBRE 1962-OCTOBRE 2017: LOVE DO a 55 ANS, UNE DATE HISTORIQUE !

Le 5 octobre 1962, c'est la sortie du premier single (45 tours Parlophone R 4949) des Beatles avec deux compositions de Lennon/McCartney, Love Me Do et PS I Love You. C'est la première (face A) qui est supposée plaire au public. Les plaquettes promotionnelles de la North End Music Store - le commerce de leur manager Brian Epstein - parlent de "magnétisme" du groupe, d'"autorité musicale", de "rythmes révolutionnaires", de "climats". Certains spécialistes de la pop music, comme Charles Gillett dans The Sound of the City: The Rise of Rock and Roll, estiment que la chanson vaut par des harmonies vocales originales, "fusion de deux styles américains jamais réunis", ceux du rock'n'roll et du gospel. En réalité le duo américain Everly Brothers a déjà réalisé cette fusion en 1957-60. Si rencontre il y a, c'est plutôt entre les styles américains — rock, rhythm and blues, country and western — et les traditions chorales de la musique populaire britannique, qui perpétue dans les pubs comme dans les fêtes, familiales ou de village, ses traditions mélodiques, rythmiques et ses textes sans prétentions. Malgré cette rencontre originale de deux traditions populaires, il est bien difficile d'y voir les prémisses d'une grande carrière internationale. La chanson - écrite par McCartney alors qu'il avait 16 ans et jouait avec les Quarrymen - est une bluette amoureuse très conventionnelle, aux paroles un peu niaises et même indigentes, tout à fait conforme aux standards de la variété de l'époque. Le message est facile à comprendre : Je t'aime alors aime-moi ! En 1967 - l'année du succès de All You Need is Love - Paul McCartney déclara un peu présomptueusement - mais à l'époque, les chansons des Beatles étaient toutes disséquées comme des oeuvres littéraires - que «Love Me Do est notre plus grand message philosophique ... parce que, pour être simple et sincère, il faut d'abord être simple.» Très simple, même...

Love, love me do
you know I love you
I'll always be true
So please love me do

 

Le son ici n'est pas en live mais il est celui du studio. C'est un montage de la BBC pour le 50ème anniversaire du disque en 2012.

Une étude un plus peu poussée apporte-t-elle une explication technique déterminante du succès des premières chansons du groupe ? Dans le Liverpool Echo d'octobre 1962  le journaliste Tony Barrow — qui fera bientôt partie de la galaxie Beatles — ébauche à chaud une analyse intéressante. Il insiste sur la spontanéité communicative et l'amateurisme engageant de l'ensemble :

"Lennon et McCartney scandent les textes de Love Me Do qu'ils ont écrits eux-mêmes, une ballade communicative de tempo moyen avec un accompagnement d'harmonica particulièrement obsédant. Il n'y a rien de plus remarquablement trivial que les paroles répétitives mais Love Me Do compte plus sur une présentation dynamique qui attire l'oreille. Il y a une approche d'amateur rafraîchissante du 45 tours".

En 1963, le même Barrow écrit quelques notes prophétiques au dos du 45 tours EP (4 titres) qui reprend Love Me Do et trois titre signés Lennon/McCartney :

"Les quatre morceaux présentés ici sont tirés de l' œuvre de Lennon et McCartney. Si cette description vous semble présomptueuse, alors je me permettrai de vous suggérer de conserver cette pochette pendant dix ans, et de l'exhumer de votre collection aux alentours de l'année 1973. Vous pourrez alors m'écrire une lettre d'insultes si les amateurs de musique des années soixante-dix ne disent pas d'au moins deux de ces titres qu'ils sont "des classiques de la musique pop représentatifs de la première époque de l'œuvre de Lennon et McCartney".

Les Beatles sont peut-être encore des "amateurs" mais Love Me Do n'est pas une chanson totalement anodine, ce qui pourrait expliquer l'intérêt du label Parlophone et de George Martin, le producteur de la très grosse compagnie britannique EMI. A dire vrai , les auditions d'essai de juin 1962 (sans Ringo Starr, mais avec Pete Best) puis de septembre 1962 n'ont pas été entièrement concluantes, mais G.Martin semble malgré tout séduit par le groupe. La chanson se distingue en effet par trois caractères conjugués : une remarquable simplicité, une étonnante rigueur et quelques singularités. C'est par cette conjugaison, présente dans la plupart des chansons écrites à partir de la fin 1962, que les Beatles semblent se démarquer des autres groupes beat.
La simplicité se retrouve à la fois dans le rythme (une mesure 4/4 ternaire soulignée par la grosse caisse, ainsi que par la caisse claire rehaussée par le son du tambourin (Ringo Starr tient le tambourin et c'est un musicien de studio, Andy White, qui joue de la batterie !), la mélodie (en mode de sol, sur une seule octave) et l'harmonie (une grande évidence, base du succès pop). Cela dit, la structure du morceau est particulièrement rigoureuse — résultat d'un travail de G.Martin — dans le cadre contraignant des deux minutes à deux minutes trente réglementaires du hit-parade. L'énergie naturelle du groupe est ainsi canalisée. La singularité principale de Love Me Do est l'harmonisation vocale systématique de la mélodie. A l'exception du refrain, deux voix sont harmonisées — celles de John Lennon et de Paul McCartney, qui chantent d'ailleurs devant le même micro. Les Beatles prennent ainsi le contrepied de la variété pop, où le refrain est souvent l'occasion d'entendre plusieurs voix et non le chanteur principal. Cela donne un petit côté mélancolique - et troublant- au chant. La singularité secondaire est le motif d'harmonica (riff) de quatre notes, très facilement mémorisable et joué ici par John Lennon, qui a été très influencé par le hit Hey Baby de Bruce Channel, qui était accompagné du jeune Texan Delbert McClinton et ses Ron Dels.

 

L'ensemble de la chanson Love Me Do est enregistré pratiquement sans aucun effet technique et en direct, ce qui n'est guère étonnant avec un enregistrement sur deux pistes en mono et un nombre de "prises" limitées pour des raisons financières. Le son pop de l'époque ne s'embarrasse pas de fioritures...On va donc à l'essentiel.

INSTRUMENTATION : Batterie, tambourin, basse, 2 guitares, harmonica, voix lead, 2ème voix
STRUCTURE 


Introd. I 

6 mesures

Couplet (C1) 

8

Break (B) 

1

Refrain (R 

4

C2 

8



1



4

Pont ((P) 

C3 

8



1

R instru 

4

P instru 

12

C4 

8



1



ad lib

Durée 

2.19s

Structure tripartite C,R,P.
RYTHME
Mesure: 4/4 ternaire
Tempo: 148 bpm
Cellule rythmique:
MELODIE
Mode: Sol mixolydien,(mode de sol), acceptant Fa# et Sib sur P
Ambitus: octave (Sol-Sol)
Cellule mélodique de C:
Cellule mélodique de R:
HARMONIE
Mode: Sol mixolydien
Accords utilisés: tonique(I), sous-dominante(IV), dominante(V)
Sur C: 


I

IV

I

IV

I

IV

IV

IV

Sur R: 
 


I

IV

I

IV ou I

Sur P: 
 


V (fa#)

V

IV (sib)

I

V

V

IV

I

I

I

I

I

Remarques:
Simplicité : harmonie, rythme, mélodie.
Rigueur : structure
Singularités : - harmonisation vocale systématique à 2 voix de la mélodie 2
voix (sauf R)
- motif d'harmonica -riff- de 4 notes sur I et R, très facilement mémorisable !!!

Malgré ses évidentes potentialités, le disque n'est guère classé dans les charts britanniques. Mi-octobre, les jeunes écoutent plutôt The Tornados, Tommy Roe, Cliff Richard, Elvis. Love Me Do n'atteint au mieux que la 32ème place du classement des charts du Record Mirror et la 17ème au tout début de 1963 pendant une courte semaine, essentiellement grâce aux ventes sur Liverpool (le disque est No 1 du Mersey Beat) et aux pratiques publicitaires efficaces du manager Brian Epstein : précommandes de 10 000 exemplaires pour la North End Music Store, appels téléphoniques incessants aux programmateurs de radio des "supporters" du groupe. Aux Etats-Unis, les Beatles sont totalement inconnus. En France triomphent alors au hit-parade les yé-yés, Richard Anthony, Johnny et Claude François. En fait, selon une prudente stratégie d'attente — courante à l'époque mais un peu inconsciente lorsque l'on connaît la suite de l'histoire — EMI rechigne encore à faire la promotion du produit Beatles...

Pour ceux qui aiment collectionner les disques des Beatles, l'original anglais de Love Me Do/PS I Love You est très difficile à trouver en bon état et on peut éventuellement se contenter du reprint de 1982, très bien réalisé. De même, le EP anglais de 1963 (GEP 8880) reste un collector. En revanche Les 45 tours (2 ou 4 titres) français de la marque Odeon sont d'un accès plus facile car ils ont été pressés en 1964, alors que les Beatles se produisent à l'Olympia de Paris et commencent à être connus en France et un peu partout dans le monde. .

Le EP anglais (1963), The Beatles'Hits

Le disque Odéon (label rouge) de 1964 avec quatre titres joués par Beatles, dont le Roll Over Beethoven de Chuck Berry (du pur rock'n'roll), Boys des Shirelles (chanté par Ringo, yeah) et You really Gotta Hold on Me des Miracles, deux tubes de la Tamla Motown. Eclectique. Seul Love Me do est une composition du groupe. Voir leurs prestations live de ces morceaux dans le film The Beatles: Eight Days a Week - The Touring Years (2016).

On poura lire aussi sur le site l'étude consacrée à une autre chanson des Beatles, Yesterday (1965)

 

 



 

 

 

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